La fête du Printemps tombe le premier jour de l’année lunaire chinoise. En fait, cette fête marque, dans l’antiquité chinoise, le début du printemps. Le printemps succède à l’hiver ; la terre se pare de mille couleurs et les animaux reprennent dynamisme après un sommeil hibernal long et profond.

1421311333La fête du Printemps a une longue histoire dont la tradition remonte au déluge. Il y a une légende à propos de son origine : dans l’antiquité, il y avait un monstre terrible qui vivait aux couches les plus reculés de la mer. Il ne touchait la terre qu’à la veille du nouvel an, se hâtant de dévorer les animaux et faisant du mal aux villageois en même temps. Par conséquent, les gens s’enfuyaient tous les ans dans les montagnes pour échapper au monstre. Un jour, un moine bouddhiste est passé par ce village.

20090112092959Voyant tous les villageois préparer leurs bagages, il s’est approché d’un vieil homme et lui a demandé:Sois bon, cher ami, donne-moi un peu de pain. Je ne me suis rien mis sous la dent depuis trois jours.Le vieil homme, si débordé de travail qu’il n’a jeté qu’un coup d’œil au moine bouddhiste, qui était vêtu de vieux habits, et lui a donné à manger. Le moine bouddhiste a accepté volontiers et l’a vite avalé. Puis il a dit au vieil homme, un sourire mystérieux sur son visage :Je vous suis reconnaissant, cher ami, tu as le cœur général. Je sais bien ce qui s’est passé ici et je veux vous aider à chasser ce monstre horrible.Le vieil homme l’a regardé, prenant l’air étonné, puis il a fait assembler tous les villageois, qui doutaient d’abord de ce que avait dit le moine bouddhiste et qui ont enfin été convaincus.

2008112613584600_2Vers minuit, le monstre est venu comme d’habitude. Il était si grand, si lourd, que la terre tremblait sous son pas. En voyant un moine bouddhiste se tenir debout devant lui, le monstre a commencé à crier, hurler à en faire trembler tout le village. Mais le moine bouddhiste se comportait avec le plus grand calme, sans lui prêter la moindre attention. Les villageois, se cachant dans leur maison et ayant le cœur serrer d’angoisse, se sont passé à l’attaque sous l’ordre du moine bouddhiste. Certains mettaient le feu aux balais et les brandissaient ; les autres faisaient éclater des pétards. Le monstre, saisi d’horreur par la flamme et la pétarde, s’est enfui à toutes jambes. Tous les villageois ont poussé un cri de triomphe après avoie chassé le monstre. Depuis lors, les villageois allumaient les bougies, tiraient les feux d’artifices et faisaient éclater des pétards tous les ans, à la veille du Nouvel An chinois.