2Alphonse Daudet, écrivain réaliste du XIXe siècle, est né à Nîmes. Son père était originaire d’une famille de paysans alors que sa mère la fille d’un négociant en soieries, ce qui assurait à la famille une vie bien aisée.

La guerre ayant éclaté en 1848 a rendu le père de Daudet au chômage, ce qui était cause de la vie familiale de plus en plus pénible. Daudet faisait ses études gratuitement dans une école primaire, et, c’était grâce à une bourse d’étude qu’il a accédé au lycée. C’était un élève doué qui obtenait de bons résultats mais qui faisait souvent l’école buissonnière parce qu’il préférait se promener dans les ruelles étroites et les sentiers sinueux, ou admirer les beaux paysages en barque sur la Saône plutôt que de suivre les cours verbeux et interminables tous les jours.

Au moment de passer son baccalauréat, malheureusement, il n’avait pas assez d’argent pour l’inscription. Obligé de gagner sa vie, il est devenu surveillant dans un lycée où il a eu un souvenir misérable : un amour malheureux, une tentative de suicide et son renvoi se sont suivis l’un après l’autre. Puis il est arrivé à Paris pour retrouver son frère aîné, dans l’espoir d’exercer une carrière littéraire. Tous ses souvenirs d’adolescence ont été transcrits dans Le Petit Chose. Le livre a remporté un succès immédiat, ce qui, par conséquent, a poussé Alphonse Daudet à se lancer avec ardeur dans la littérature.

C’était pendant son séjour d’été en Provence qu’il a découvert par hasard un moulin abandonné, au milieu d’une clairière. A la première vue du moulin, Daudet a été attiré par son charme particulier. Le moulin, qui était, aux ses yeux, le symbole de la Provence menacée et meurtrie par le développement industriel et le progrès social, est donc devenu la destination de ses promenades fréquentes en forêt.

Moulin_de_Daudet_en_Provence