Si les romans à succès, signées du nom emprunté de Vernon Sullivan, ont permis à Vian de vivre aisément, elles ont aussi occulté les romans signés de son vrai nom, œuvres auxquelles il attachait beaucoup plus d’importances. 2005414175229_1284952A ses yeux, seuls ces derniers avaient une véritable valeur littéraire. Après l'échec de L'Arrache-cœur, il a décidé d'abandonner sa carrière littéraire. La plupart de ses romains n’ont gagné l’admiration des lecteurs et l’estime des critiques qu’après sa mort, dont L'écume des jours était considéré comme un ouvrage remarquable de la littérature française contemporaine.

Bien que talentueux, Boris Vian a aussi passé une période lamentable: 1951 et 1952 étaient des années sombres pour lui. Il venait de divorcer avec sa femme, et il s’ensuivait qu’il a dû quitter ses deux enfants. Puis il menait une vie pénible: logeant dans une chambre de bonne, il travaillait comme traducteur pour gagner sa vie. Il n'avait plus un sou dans sa poche tandis qu’on lui a demandé de payer les impôts anciens, mettant le débiteur en demeure. Heureusement, à l’aide de Raymond Queneau, Boris a repris confiance pour la vie.

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En raison de son talent d’écrivain et de son esprit étincelant, ses romans étaient aimés de tous, notamment des jeunes. En plus des romans, Boris a aussi écrit des pièces de théâtres, qui, comme ses romans, portaient un caractère humoristique et satirique. Etant le génie de la moquerie, il préférait publier une oeuvre sans faire de conclusion et laisser les lecteurs faire leur propre jugement. Il utilisait la logique et l’humour pour démontrer que l’opinion opposée à la sienne était ridicule, et il est passé maître dans cette technique. Les bâtisseurs d'empire est passé pour le chef-d’œuvre théâtrale de Boris, qui a connu un vif succès dès sa première représentation.